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Carnet de deuxième confinement
#4 – D’eau d’eau l’enfant d’eau 

Hier soir j’ai co-facilité un cercle de parole magnifique avec un frère de cercles, Thomas. Nous avons initié une série thématique sur les éléments et hier soir nous sommes partis à la rencontre de l’eau.

Quelle aubaine ! Il se trouve que la semaine dernière j’ai vécu une expérience magique en piscine d’eau chaude. L’exercice de portage en binôme m’a particulièrement marqué.

J’ai commencé par être portée. Allongée dans l’eau, soutenue par mon partenaire une main dans le dos l’autre au niveau des jambes, je me suis tout de suis abandonnée dans l’expérience. Quelle plénitude. Je suis envahie par une profonde sensation de détente, mon ventre gargouille, ma tête s’alourdit et mes pensées s’arrêtent. Le bercement lent et doux m’apaise, je me sens enveloppée et je perds totalement la notion du temps. Même si mon cerveau sait que je flotte, mon corps lui vole haut et loin. Je suis en apesanteur et en même temps je suis soutenue. Je touche l’extase.

Puis vint mon tour de porter et là l’expérience fut tout autre. Il se trouve que mon binôme était grand et musclé et malgré l’aide de l’eau je n’arrive pas à porter sans effort. Mes épaules sont douloureuses, mes bras tirent, c’est très inconfortable mais je tiens bon. Et cela me renvoie à mon schéma de toujours : porter trop toute seule. L’émotion remonte en écrivant ces mots.  Le lendemain je retente l’exercice avec une personne de mon gabarit et j’expérimente ce que c’est que de porter sans effort. C’est possible si je ne me fixe pas des enjeux TROP LOURDS pour moi.

Merci à l’eau pour la sagesse de son apprentissage.

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