Ma quête du graal : marcher sur les pas de Kung Fu Panda !
Je peste souvent contre la technologie,
et pourtant… depuis quelques mois, j’ai une gratitude infinie pour la fonction « message audio » de mon téléphone.
Ces derniers jours, j’ai beaucoup échangé par vocal avec Suzanne — mon amie de cœur, mon âme sœur.
Nos conversations ont tourné autour de ce que la vie nous envoie : les mouvements du quotidien, les secousses sismiques qui nous bousculent, nous déstabilisent, nous renversent parfois au point de faire surgir en nous des vagues d’angoisses, de terreur ou de désespoir d’une intensité déroutante.
Et au centre de tout cela, une question, simple et gigantesque : Comment faire face à cette fragilité intérieure ?
Hier, j’ai reçu les premiers éléments de réponse.
J’ai pu nommer — vraiment nommer — quelque chose que je pressentais confusément depuis longtemps : j’ai une grande insécurité émotionnelle intérieure.
J’ai longtemps cru avoir grandi dans une grande sécurité. Et c’est vrai… mais seulement en partie.
Oui, j’ai eu une sécurité matérielle solide, et je remercie profondément mes parents pour cela.
Mais au niveau émotionnel, la stabilité a manqué, et j’ai mis des années à reconnaître que ce manque avait façonné toute une partie de mon fonctionnement intérieur.
Hier, j’ai compris que la clé n’était ni dans la maîtrise ni dans le contrôle.
La clé était dans l’accueil.
Accueillir avec bienveillance cette insécurité émotionnelle.
Arrêter de vouloir la prendre en main avec la Charlotte forte, solide, performante.
Cesser de lui faire la guerre, de la recadrer, de la dompter.
Et commencer — enfin — à accueillir pleinement ce qu’elle porte :
mes folies émotionnelles, mes descentes en spéléo dans le désespoir, mon angoisse du rejet, ma terreur de ne pas être aimée inconditionnellement.
Au fil de nos échanges, Suzanne évoque la devise des Moines Shaolin : « Tranquille dans le mouvement. »
Les moines connaissent l’immobilité, la méditation profonde, mais ils connaissent aussi l’intensité du mouvement, la puissance du Kung Fu.
Ce qu’ils cherchent, ce n’est pas l’absence de mouvement, mais un état intérieur qui ne dépend plus du mouvement.
Une paix stable, une présence pleine, un calme qui ne vacille pas, qu’ils soient en train de méditer… ou de se battre.
Je l’écoute, et une phrase se lève en moi, comme un élan : « Oh… mais je veux ça, moi ! »
Je veux toucher la tranquillité, la paix, la sérénité, la joie même, dans le mouvement, quel qu’il soit.
Je veux apprendre à vivre « tranquille dans le mouvement ».
À cesser de chercher la stabilité dans l’extérieur et à commencer à la cultiver à l’intérieur.
Merci Suzanne.
Je suis honorée de cheminer à tes côtés vers cette quête du Graal, qui m’inspire à la fois joie, humilité et sagesse.
Et j’ai commencé ce chemin hier soir, avec un petit pas — qui pour moi compte énormément :
re-regarder Kung Fu Panda.
Parce que parfois, un film d’animation dit la vérité mieux que mille livres de philosophie.
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